Workshop thème Blow Up
phase 1
ESPACE ÉQUITABLE en lien avec les activités des protagonistes : le photographe de Blow up, un(e) pianiste, un dresseur + 2 kangourous GESTIONS DE FLUX d’air, sons, lumière THEMES GARDÉS DANS LA PHASE 2: Plan libre, vu et être vu, essentialité, arrivée lumineuse verticale, colocation (poussée à l’extrème dans la phase 2).  

GESTIONS DE FLUX d’air, sons, lumière 
THEMES GARDÉS DANS LA PHASE 2: Plan libre, vu et être vu, essentialité, arrivée lumineuse verticale, colocation (poussée à l’extrème dans la phase 2).  

phase 2
DIE NARRENSCHIFF
La nef des fous (en référence au tableau de Jérome Bosch) est une maison d’habitation privée pensée pour les fous du film Blow Up. Cette architecture est la synthèse de nombreuses notions présentes dans la Neues Nationalgalerie de Berlin de Mies Van Der Rohe et du Philharmonique de Berlin de Hans Scharoun.
Scharoun = échange / Van Der Rohe = essentialité.
Cette architecture à été pensée pour les fous, nous avons donc pensé la conformation spatiale en conséquence, avec des jeux d’espaces basés sur les inversions, extrapolations, disproportions et aberrations qui rendent l’ensemble absurde.
L’extérieur du batiment interroge déjà par, ses dimensions inhabituelles (2m50/16m/10m), le fait qu’il soit suspendu sur 2 piliers et complêtement borgne en façade, ce qui par la suite incite les passants à découvrir le lieu. C’est l’intérieur qui définit l’extérieur. La partie visible et la partie en sous-sol possèdent la même surface mais cette première est disproportionnée car elle abrite uniquement les toilettes tandis que la seconde correspond au reste de l’espace «vital». Ici l’espace à priori inintéressant est sacralisé puisque les toilettes qui sont au centre de la «nef», telle une oeuvre de ready made, devient le lieu le plus important de la maison et donc la rend absurde. Les espaces intérieurs sont visibles selon un angle forçant le passant à se rapprocher (curiosité déplacée ?). A travers les vitres les fous, sans intimité, deviennent ainsi de vrais «performers» malgrès eux, de plus ils ne peuvent échapper aux regards stupéfaits des passants qui découvrent les conditions de vie quasi carcérales (1m sur 16m sur 10m de haut pour 8 personnes). L’escalier participe à cette théâtralité, d’une part car il permet aux résidents de se déplacer d’un niveau à l’autre, et d’autre part, aux passants d’excercer leur voyeurisme (par l’intermédiaire des meurtrières). L’escalier devient un élément clé car c’est le seul lieu qui permet l’interraction directe entre passants/fous. Le mode de vie des fous est conditionné par l’architecture car elle les maintient dans un état claustrophobique et neurasthénique, ici les murs sont bien réels (référence aux mimes). L’espace commun est réduit au minimum physique (8 couchettes exiguës, une cuisine commune, chaise et table inexistentes et douches directement dans l’espace commun). C’est cette contrainte spatiale et matérielle qui maintient leur état de folie et accentue leur créativité (dehors).
Maquette
Projet réalisé avec Antoine Foegle sous la direction de Lucas Merlini